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Ma femme me trompait avec six amants
Pour notre nuit de noces, ma femme portait une nuisette soigneusement choisie et m'attendait sur le lit. J'ai enfilé mon peignoir et terminé rapidement ma douche. Mais sur l'étagère de la salle de bains, son téléphone s'est mis à vibrer. Poussé par la curiosité, je l'ai pris. Une discussion de groupe épinglée, comptant sept membres, m'a immédiatement sauté aux yeux. Le dernier message, envoyé par ma femme cinq minutes plus tôt, était une photo d'elle sous la douche. [Même si je suis mariée maintenant, vous restez tous mes chéris. Comme d'habitude, voici un petit cadeau pour vos yeux.] Les réponses de six hommes différents ont inondé l'écran, entre jubilation et encouragements obscènes. Lundi : [Le corps d'Élie est de plus en plus incroyable !] Mardi : [Élie nous aime toujours autant !] Mercredi : [Normalement, c'était mon tour ce soir. Ce bâtard de mari m'a volé ma place !] Jeudi : [Élie, je t'ai manqué aujourd'hui ?] Vendredi : [Élie, on se voit vendredi au lieu habituel !] Samedi : [Élie, laisse les dimanches à ton mari, d'accord ? Un jour pour chacun ! On est quand même généreux !] Ces messages écœurants défilaient sous mes yeux, mais une étrange sensation d'euphorie est montée dans ma poitrine. La femme que j'avais personnellement choisie ne me décevait pas du tout. J'ai glissé son téléphone dans la poche de mon pyjama et suis entré calmement dans la chambre. Sur le lit flambant neuf, couvert de draps de mariage immaculés, ma femme, Éléonore Delorme, était allongée sur le côté. Ses jambes nues étaient bien en vue. « Mon cœur, viens ! Je n'en peux plus d'attendre ! » Je suis resté silencieux, les sourcils froncés. Éléonore n'a rien remarqué d'anormal dans mon regard. Elle m'a fait signe de la rejoindre d'un geste joueur, le visage plein d'impatience. « Allez, on est mariés maintenant, dépêche-toi ! Qu'est-ce que tu attends planté là ? C'est notre nuit de noces ! Chaque seconde est précieuse ! » Je l'ai fixée, contenant à peine la fureur qui bouillonnait en moi. Elle se rappelait donc bien que c'était notre nuit de noces. Pourtant, elle avait quand même trouvé le temps d'envoyer des « cadeaux » à sa meute d'admirateurs. Éléonore s'est assise sur le lit, son joli visage laissant rapidement place à l'agacement. « Bastien, c'est notre nuit de noces. Pourquoi tu tires cette tête ? Tu es ridicule ! » Son ton arrogant a fait déborder le vase. « Moi, ridicule ? Tu peux m'expliquer qui sont ces mecs dans ce groupe ? Et ces photos que tu viens d'envoyer ? » Tout en parlant, j'ai sorti le téléphone de ma poche pour le jeter sur le lit. Le visage d'Éléonore s'est figé. Elle a vivement attrapé son téléphone pour ouvrir WhatsApp. Évidemment, elle a vu les réponses des autres membres. « Bastien, tu as fouillé dans mon téléphone ? » Elle n'a pas répondu à mes questions. Au lieu de ça, elle a immédiatement contre-attaqué. J'ai ri amèrement intérieurement. Ma femme réagissait toujours ainsi. Prise la main dans le sac, elle essayait aussitôt de renverser la culpabilité, comme si cela pouvait effacer sa trahison. J'ai jeté un coup d'œil à la photo de notre mariage posée sur la table de chevet. Ces clichés festifs me paraissaient d'une ironie cinglante. Tout y respirait le bonheur éternel, mais pour moi, ce n'était qu'une façade dorée recouvrant un spectacle répugnant. « Élie, en tant qu'homme normal, je refuse de rester là à regarder ma femme envoyer des photos à poil à d'autres mecs pour qu'ils bavent dessus. Il est tard. Dès demain matin, on divorce. » Au mot divorce, Éléonore a bondi pour me serrer dans ses bras. « Mon cœur, on vient tout juste de se marier aujourd'hui ! Comment on pourrait divorcer demain ? Qu'est-ce que nos familles et nos amis vont penser ? Je peux tout t'expliquer pour ces messages. Bastien, tu sais à quel point mon travail est épuisant. Je suis débordée par les affaires de la boîte. La semaine dernière, à l'anniversaire d'une copine, j'ai juste ajouté quelques serveurs dans mes contacts par délire. Ces mecs racontent n'importe quoi, c'est pour rigoler ! Ne prends pas ça au sérieux. Je te jure qu'il n'y a rien entre nous. Fais-moi confiance, s'il te plaît... » J'ai essayé d'écarter ses bras, mais elle s'accrochait de toutes ses forces. Du haut de ma taille, j'ai baissé les yeux vers son visage couvert de larmes. Pendant une seconde, une pointe de pitié m'a effleuré. « Pour rigoler ? Depuis quand on envoie des photos de soi nue dans un groupe pour rigoler ? » « Mon amour, j'ai été stupide, je n'ai pas réfléchi ! C'est ma faute. S'il te plaît, ne me quitte pas. Je supprime le groupe tout de suite et je ne leur parlerai plus jamais ! » Elle a repris son téléphone et a quitté le groupe épinglé sous mes yeux. « Je t'aime tellement, tellement fort. Pardonne-moi, juste pour cette fois. Ne divorce pas, d'accord ? »La voix d'Éléonore était étranglée par les sanglots alors qu'elle enfouissait son visage contre mon torse, tel un petit chat battu et innocent. Je sentais une chaleur humide traverser mon haut de pyjama. Ses larmes avaient trempé le tissu. J'ai levé la main pour essuyer ses joues. Ma colère a semblé retomber, et ma voix s'est adoucie. « C'est bon, Élie, arrête de pleurer. » « Alors... tu ne veux plus divorcer ? » Ses grands yeux larmoyants se sont levés vers moi, avec un angle calculé à la perfection pour m'attendrir. Bien entendu, je savais que tout cela faisait partie de sa mise en scène. Après un long silence, j'ai enfin lâché le mot qu'elle attendait tant. « D'accord. » Après un passage rapide dans la salle de bains, Éléonore s'est montrée encore plus entreprenante, prête à consommer notre mariage. Malheureusement pour elle, son enthousiasme a été coupé net par un prétendu appel professionnel urgent. Prétextant une charge de travail imprévue, j'ai passé le reste de la nuit enfermé dans le bureau. Le lendemain matin, rongée par un semblant de culpabilité, Éléonore a fait virer cent mille euros sur mon compte en banque. Elle adorait se faire pardonner avec de l'argent. Et moi, naturellement, je prenais un malin plaisir à l'accepter. Les jours suivants, Éléonore a tout fait pour me séduire. Elle préparait le petit-déjeuner aux aurores ou rentrait du travail les bras chargés de cadeaux. Un soir, je suis rentré tard du travail. À peine le pas de la porte franchi, je l'ai vue s'affairer en cuisine. Elle avait préparé un véritable festin. En me voyant, elle m'a invité tendrement à me laver les mains pour passer à table. D'habitude, ces corvées étaient laissées à la femme de ménage. Mais là, prête à tout pour me reconquérir, elle s'était mise aux fourneaux. Pendant le dîner, Éléonore n'a cessé de remplir mon assiette et a même proposé de rattraper notre nuit de noces avortée. « Mon cœur, ne dors pas dans le bureau ce soir, d'accord ? » J'ai rapidement fait le calcul dans ma tête et j'ai accepté. Après le repas, j'ai porté Éléonore jusqu'à la chambre. Une douce odeur de bougie parfumée flottait dans l'air, et des pétales de fleurs étaient disséminés sur le lit. Elle avait tout préparé avec minutie. L'ambiance s'est réchauffée. Je me suis penché sur elle, ma main glissant le long de sa taille avant de descendre. Soudain, une sensation chaude et humide s'est étalée sur mes doigts. Ses règles venaient d'arriver. S'en apercevant, elle s'est précipitée vers la salle de bains, paniquée. Quelques minutes plus tard, elle est réapparue, passant ses bras fins autour des miens, la voix douce comme du velours. « Chéri... j'ai mes règles. » Je lui ai caressé la tête avec tendresse avant de me lever pour aller lui préparer un chocolat chaud. Une fois dans la cuisine, j'ai discrètement dissous un somnifère dans sa tasse. Après avoir bu, Éléonore n'a pas tardé à sombrer dans un sommeil profond. Je l'ai bordée, puis j'ai attrapé machinalement son téléphone posé sur la table de chevet. Sur son WhatsApp principal, le groupe avait bel et bien disparu. J'étais le seul contact épinglé en haut de la liste, le reste n'étant que des conversations professionnelles. Mais en basculant en un geste sur son deuxième compte WhatsApp, j'ai retrouvé l'incontournable groupe de sept personnes. Le dernier message remontait au matin même. Éléonore y rassurait sa bande : [J'ai dû calmer mon mari ces derniers jours. Mais après ce soir, je suis de nouveau tout à vous !]Éléonore ne pouvait visiblement pas se passer de ses six amants. Feignant l'ignorance, j'ai reposé le téléphone exactement là où je l'avais pris. Le lendemain matin, j'ai préparé quelques affaires dans une valise, prêt à partir. Éléonore m'a rattrapé sur le pas de la porte, m'interpellant d'une voix anxieuse : « Mon cœur, pourquoi tu fais ta valise ? » Je me suis retourné vers elle, d'un calme olympien : « J'ai un nouveau projet à gérer. Je pars en déplacement professionnel pendant une semaine. » Ses yeux débordaient d'une affection feinte : « Alors promets-moi de me rapporter un cadeau à ton retour, d'accord ? Je t'attends ! » J'ai hoché la tête avant de franchir le seuil avec ma valise. Intérieurement, je lui promettais effectivement un cadeau inoubliable. Une fois dehors, j'ai hélé un taxi pour me rendre directement dans un hôtel du centre-ville. À la réception, l'employée m'a demandé ma pièce d'identité. En sortant mon permis de mon portefeuille, une vieille photo s'est échappée et est tombée sur le comptoir. La réceptionniste me l'a rendue avec mes papiers. « Monsieur, vous avez fait tomber cette photo. » Je l'ai récupérée en la remerciant poliment. « Vous et la femme sur la photo formez un très beau couple », a-t-elle ajouté avec un sourire. Je n'ai pas répondu, me dirigeant droit vers l'ascenseur pour rejoindre ma chambre. Après une semaine passée dans cet hôtel, j'ai pris mon second téléphone et envoyé un message à un contact bien précis : [C'est l'heure.] Quelques instants plus tard, l'écran de mon ordinateur portable s'est allumé, affichant en direct la copie miroir du compte WhatsApp d'Éléonore. La discussion de groupe à sept était toujours épinglée au sommet. L'homme enregistré sous le nom de « Lundi » a dégainé le premier : [Élie ne nous a pas donné de nouvelles depuis une semaine. On ne te manque pas ?] [Élie, tu nous as oubliés ?] La réponse d'Éléonore a fusé presque instantanément : [Vous êtes tous mes bébés. Bien sûr que vous m'avez manqué !] Les autres se sont empressés d'enchaîner. Mardi : [Mais ça fait une éternité que tu ne nous as rien envoyé de chaud, et encore moins qu'on s'est vus ! Tu nous délaisses ?] Éléonore : [Mais non ! Ne vous inquiétez pas, on se voit tous demain.] Mercredi : [Mais demain c'est dimanche. Élie, tu vois qui ? Tu avais promis que les dimanches étaient réservés à ton mari !] Éléonore : [Mon mari est en voyage d'affaires. Il ne rentrera pas de sitôt. Pas de stress, je suis à vous demain.] Vendredi : [Élie, on peut venir tous ensemble demain ? Si tu n'en choisis qu'un seul, les autres vont être jaloux. Pourquoi ne pas faire une session de groupe ?] Le reste de la bande a validé l'idée avec enthousiasme. Éléonore a fini par céder, envoyant l'heure et le nom de l'hôtel dans la conversation. Il s'agissait précisément de l'hôtel où je séjournais depuis sept jours.Le lendemain à 9 heures pile, Éléonore a posté une photo de sa tenue dans le groupe. Elle portait une jupe crayon noire moulante et un décolleté plongeant qui laissait entrevoir sa poitrine. Avec ses bas noirs et ses escarpins à semelles rouges, son corps voluptueux était mis en valeur de façon scandaleuse. Puis, Éléonore a partagé le contenu de son sac à main. Deux boîtes de préservatifs grand format. Le groupe a explosé de joie. Lundi : [Élie nous gâte toujours autant !] Mardi : [Ne t'inquiète pas ma belle, on va très bien s'occuper de toi aujourd'hui. Tu n'auras rien à redire.] Mercredi : [Je ne comprends toujours pas pourquoi tu as épousé ce pauvre type de mari. C'est nous qui t'aimons vraiment.] Éléonore : [Évidemment que vous êtes mes vrais amours ! Ce mariage, c'était juste pour rassurer ma mère et qu'elle me lâche du fric pour mes bébés !] Éléonore : [Et franchement, ce mari pigeon est une affaire en or. Même s'il découvre le pot aux roses, et alors ? Je verse deux larmes, je fais la fille fragile, et cet abruti me pardonne tout.] Éléonore : [J'ai vu direct à quel point il était raide dingue de moi. C'est un vrai canard !] Vendredi : [C'est juste le charme légendaire d'Élie !] Vendredi : [Oublions ce toutou de mari. On file à l'hôtel, on t'attend !] Vingt minutes plus tard, quelqu'un a envoyé un numéro de chambre : [Hôtel Crescent, chambre 502.] En lisant ce numéro, un sourire froid a étiré mes lèvres. Quelle coïncidence : c'était la chambre juste à côté de la mienne. Peu de temps après, des bruits de pas et des rires ont retenti dans le couloir. Puis, le claquement distinct de talons hauts. La démarche d'Éléonore. Devant la porte, Éléonore a lancé aux hommes à l'intérieur d'attendre une seconde, avant de retirer ses talons et de les abandonner sur le palier. Une fois entrée, les voix fortes de la pièce voisine ont traversé la cloison. J'ai composé son numéro. Pas de réponse. J'ai tenté un appel vocal sur WhatsApp. Après quelques sonneries dans le vide, personne n'a décroché. Les éclats de voix d'à côté se sont estompés pour laisser place à des bruits plus explicites. J'ai cessé d'appeler ma femme. À la place, j'ai cherché dans mes contacts et composé le numéro de sa mère, Claire Delorme. Dès qu'elle a décroché, j'ai pris une voix paniquée et haletante : « Claire ! Je crois qu'Élie est en danger de mort ! Venez vite à l'hôtel avec la famille ! Je soupçonne qu'on la fait chanter ou qu'elle est séquestrée ! » Il y a eu un blanc à l'autre bout du fil, puis Claire a cédé à la panique : « Bastien ? De quoi tu parles ? Qu'est-ce qui arrive à Élie ? Explique-toi ! » « Ce n'est pas le moment de parler ! Prenez tout le monde et venez le plus vite possible ! Je suis à l'hôtel Crescent, chambre 502, dépêchez-vous ! » Sans lui laisser le temps de répliquer, j'ai raccroché. J'ai entrouvert ma porte. Les escarpins d'Éléonore trônaient fièrement devant la chambre voisine. Elle avait toujours été incapable de se retenir. De l'intérieur s'échappaient des éclats de rire gras, suivis de gémissements, de sanglots étouffés et de supplications théâtrales. Je n'en étais pas certain, mais j'ai cru entendre Éléonore crier : « Papa ! » Pourtant, le père de ma femme était mort et enterré depuis des années. J'ai contemplé les escarpins au sol et, sans la moindre hésitation, j'ai composé le 17. « Bonjour la police ? Je souhaite signaler une affaire urgente. Il y a un réseau de prostitution tarifée en plein acte à l'hôtel Crescent, chambre 502 ! »