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Mon meilleur ami couchait avec ma copine, Je leur ai tout repris
Mon meilleur ami m'a appelé complètement bourré pour que je vienne le récupérer. Mais quand je suis entré dans le salon privé du bar, je l'ai trouvé en train d'embrasser ma petite amie. Mon ami a levé les yeux vers elle et lui a demandé : « Tu l'aimes vraiment, lui ? » Elle a secoué la tête avec un petit rire : « Évidemment que non. C'est toi qui me plais depuis le premier jour. » Je suis reparti en silence et j'ai envoyé un message de rupture à ma copine. Après ça, j'ai coupé les ponts. Mais ils sont vite revenus ramper l'un après l'autre, suppliant mon pardon. En entendant la musique assourdissante au bout du fil, j'ai eu peur qu'il lui soit arrivé quelque chose. J'ai enfilé une veste en vitesse et j'ai sauté dans un Uber pour rejoindre le bar où il traînait. Arrivé devant le salon privé, la porte était entrouverte. J'allais pousser la porte quand j'ai aperçu une silhouette de profil sur la banquette. Elle ressemblait trait pour trait à ma copine. Juste à côté d'elle, un mec qui ressemblait comme deux gouttes d'eau à Maxime. La lumière était tamisée, je n'y voyais pas très bien. Je me suis calé contre le mur et j'ai jeté un œil à travers l'entrebâillement. Ce que j'ai vu m'a glacé le sang. La fille était collée à lui, ils s'embrassaient avec une fougue incroyable. C'était torride, presque indécent. Et là, avec un angle de lumière, j'ai vu leurs visages. C'étaient bien eux : Clara, ma petite amie, et Maxime, celui que je considérais comme mon frère. Mon cœur s'est arrêté net. Je n'arrivais pas à y croire. Eux qui prétendaient ne pas pouvoir se supporter… ils couchaient ensemble dans mon dos. Et cet appel de Maxime… il voulait que je voie ça ? J'ai reculé d'un demi-pas, le souffle court, avant de composer le numéro de Clara. Quand son téléphone a sonné, elle a jeté un œil à l'écran en fronçant les sourcils. Maxime en a profité pour l'attirer contre lui et lui murmurer avec un sourire en coin : « Tu vas vraiment lui répondre ? » Clara l'a repoussé doucement et a décroché d'un ton faussement détaché : « Allô ? » J'ai serré les dents pour masquer le tremblement de ma voix : « T'es où, Clara ? » Collée contre Maxime, elle a répondu d'une voix sérieuse : « Je suis à un dîner pro. Je vais rentrer tard, ne m'attends pas. » En la regardant mentir avec autant d'assurance, j'ai senti une boule se former dans ma gorge. Mon cœur se déchirait. J'ai pris sur moi : « D'accord. Fais attention à toi, ne bois pas trop. » Clara a hoché la tête, a raccroché aussitôt et s'est jetée à nouveau dans les bras de Maxime. J'avais l'impression de recevoir des coups de poignard dans la poitrine. Mes poings se sont serrés tout seuls, la rage bouillonnait en moi. Alors que j'hésitais à défoncer la porte pour leur faire vivre un enfer, la voix de Maxime a résonné : « Tu l'aimes vraiment, cet Arthur ? » Curieux, j'ai retenu mon souffle pour entendre sa réponse. Mais ce qu'elle a dit a été comme une douche glacée. Elle a détourné le regard avec un mépris évident : « Évidemment que non. Si je me suis approchée de lui, c'était uniquement pour me rapprocher de toi. » Voilà donc la vérité. Clara ne s'était mise avec moi que pour atteindre mon meilleur ami. Mon monde s'est écroulé. Un vide immense a envahi mon esprit. Des larmes ont coulé sur mes joues, malgré moi. J'ai ouvert notre conversation WhatsApp. Il y avait encore ce message d'elle envoyé quelques heures plus tôt : *« Je t'aime tellement fort, mon Arthur… »* Quelle vaste blague.Maxime et moi, on se connaissait depuis l'enfance. Avec son sourire ravageur et son aisance naturelle, il avait toujours eu la cote. Les filles lui tournaient constamment autour. J'en profitais un peu par ricochet : beaucoup de filles essayaient de devenir mes amies, m'offraient des cafés ou des déjeuners juste pour se faire bien voir de Maxime. Mais Maxime était difficile. Aucune n'avait jamais réussi à le séduire. Plus tard, on a intégré la même fac, et c'est là qu'on a rencontré Clara. Elle était la présidente du BDE. C'était la fille populaire du campus : belle, issue d'une famille aisée, souriante. Tout le monde lui courait après, moi y compris. Mais pour moi, elle était intouchable. Jusqu'au jour du gala d'hiver. Le présentateur prévu avait eu un empêchement de dernière minute, et Clara, sachant que j'avais déjà animé des soirées, m'avait demandé de co-animer avec elle. On a sympathisé, puis on est devenus proches. Maxime, qui se sentait mis à l'écart, m'avait fait des scènes. Il s'était mis à détester Clara et cherchait la moindre occasion de lui lancer des piques. Clara, d'ordinaire si douce, ne se laissait pas faire avec lui. Ils se disputaient violemment devant moi à longueur de journée. Le temps a passé. En troisième année de licence, j'ai enfin pris mon courage à deux mains pour lui avouer mes sentiments. J'étais persuadé qu'elle me rejetterait. Mais à ma grande surprise, elle a dit oui. On s'est mis ensemble. Maxime a très mal pris la nouvelle. Forcément, ils passaient leur temps à se bouffer le nez, il ne voulait pas la voir dans nos vies. J'ai dû insister pendant des semaines pour qu'il tolère notre couple. Mais même après ça, c'était toujours la guerre froide entre eux. Clara me répétait sans cesse de prendre mes distances avec Maxime, me disant qu'il était toxique et que je devrais couper les ponts. Cette situation tendue a duré jusqu'à aujourd'hui. Jamais, au grand jamais, je n'aurais imaginé qu'ils coucheraient ensemble. Toutes ces disputes… ce n'était qu'une comédie. Si les Oscars récompensaient les pires hypocrites, ils auraient tous les deux décroché la statuette.J'avais le cœur en miettes. J'ai fini par rentrer chez moi. Clara n'avait pas répondu à mon dernier message. Mes yeux me brûlaient à force de pleurer. J'ai sangloté jusqu'au milieu de la nuit avant de sombrer dans un sommeil agité. Le bruit métallique d'une clé dans la serrure m'a réveillé. La lumière du salon s'est allumée d'un coup, m'éblouissant. C'était Clara. Elle rentrait enfin, l'air épuisé. En me voyant allongé sur le canapé, les yeux bouffis, elle a froncé les sourcils : « Pourquoi tu dors là ? » En la regardant, j'ai eu l'impression d'avoir une étrangère devant moi. Dans notre couple, Clara avait toujours été distante, passive. Elle ne m'embrassait jamais la première, ne me prenait jamais dans ses bras spontanément. C'était toujours moi qui faisais le premier pas, et elle se contentait d'accepter. J'avais toujours mis ça sur le compte de sa timidité ou de son caractère réservé. Mais je venais enfin de comprendre : elle ne m'aimait tout simplement pas. Gênée par mon regard fixe, Clara s'est impatientée : « J'ai vu ton message tout à l'heure. Pourquoi tu me fais une crise maintenant ? Je t'ai dit que j'étais prise par le boulot, tu peux pas être un peu plus compréhensif ? » En voyant sa comédie, j'ai eu envie de rire. Elle avait toujours joué un rôle. C'est juste que j'avais préféré m'aveugler, voulant désespérément croire qu'elle m'aimait. Je me suis assis bien droit et j'ai planté mes yeux dans les siens : « Très bien. Alors marions-nous. » Clara est restée pétrifiée une seconde, avant de se reprendre précipitamment : « Mais… on avait dit qu'on se concentrait d'abord sur nos carrières, non ? Pourquoi reparler de mariage maintenant ? » En réalité, la seule raison pour laquelle Clara était restée avec moi était simple : l'entreprise de ses parents était au bord de la faillite, et ils avaient besoin du capital de ma famille pour s'en sortir. Même sa propre boîte, sa start-up qu'elle venait de lancer, ne fonctionnait que grâce au carnet d'adresses et aux fonds de mon père. Dans de telles circonstances, elle n'aurait jamais osé rompre officiellement avec moi. Mais je n'avais plus aucune intention de lui servir de tremplin. J'ai dit d'une voix glaciale : « Dans ce cas, rompons. » Clara n'a pas compris, pensant que je plaisantais. « Arthur, on est des adultes. Tu peux arrêter tes bêtises cinq minutes ? » Elle s'est approchée pour me prendre le bras, mais le souvenir de ses baisers avec Maxime m'a soulevé le cœur. Une vague de dégoût m'a submergé. Je n'ai pas hésité une seconde : j'ai violemment repoussé sa main avant de m'enfermer dans la chambre.À mon réveil le lendemain matin, Clara était déjà partie au travail. Je me suis levé, me suis préparé, et je suis allé directement aux bureaux de son entreprise. La réceptionniste m'a accueilli aussitôt : « Bonjour monsieur Mercier ! Vous venez voir mademoiselle Dumas ? Elle est en réunion, je dois d'abord prévenir son assistant. » En entendant « assistant », j'ai tiqué. « Quel assistant ? » Surprise par mon ton sec, elle a bégayé : « M-Maxime. » C'était donc ça. J'avais pris tellement de recul sur la gestion de la boîte que je n'avais même pas remarqué qu'il avait été embauché comme son bras droit. Devant mon silence, la réceptionniste a demandé timidement : « Monsieur Mercier, je préviens Maxime que vous êtes là ? » J'ai secoué la tête : « Pas la peine. Je monte directement. » Dès que je me suis éloigné, les murmures des nouvelles recrues à l'accueil sont arrivés jusqu'à mes oreilles : « C'est lui, le mec de la patronne ? Il a pas l'air d'aller avec elle… Je me demande ce qu'elle lui trouve. » « Chut ! Tais-toi ! Sa famille possède la moitié des parts de la boîte ! » « N'empêche que la boss et Maxime sont ultra proches, c'est bizarre… » « Baisse d'un ton, il est pas encore loin, s'il t'entend on est mortes ! » J'ai plissé les yeux, ignorant leurs ragots, et j'ai pris l'ascenseur jusqu'au bureau de Clara. Je me suis assis sur le canapé en attendant la fin de leur réunion. Une demi-heure plus tard, des pas et des rires complices ont résonné dans le couloir. C'étaient leurs voix. Clara disait d'un ton cajoleur : « Maxime, Arthur est bizarre ces temps-ci. Tu pourrais passer le voir après le boulot pour tâter le terrain ? » Maxime a ricané : « Tu m'avais pas dit que tu allais le jeter ? Pourquoi tu t'en soucies encore ? » Clara a hésité un instant avant de répondre : « Attends encore un peu. La boîte a encore besoin des Mercier pour l'instant. Fais-moi confiance, c'est toi que j'aime. Arthur n'a jamais été mon genre de toute façon. » Puis, un bruit de baiser mouillé. Tout mon corps s'est mis à trembler. Les larmes sont remontées, perlant sur l'écran de mon téléphone. Être trahi par les deux personnes en qui vous aviez le plus confiance… c'est une douleur indescriptible. Quelques secondes plus tard, la voix de Maxime a repris : « Clara… tu veux m'épouser ? » Manque de chance pour lui, Clara a poussé la porte de son bureau au moment précis où elle allait lui répondre. En me voyant là, ses mots sont restés bloqués dans sa gorge. Je n'ai pas pu entendre sa réponse. « Clara, pourquoi tu réponds… » Maxime est entré d'un pas conquérant, avant de se figer net en me voyant assis sur le canapé. Clara a froncé les sourcils, me fixant avec intensité tout en essayant de paraître sereine : « Arthur ? Qu'est-ce que tu fais là ? » Je me suis adossé confortablement au canapé et j'ai lâché d'un ton neutre : « J'ai entendu dire qu'on cherchait une égérie pour le nouveau produit. Je passais voir où ça en était. » Maxime a immédiatement mis ses mains dans son dos, baissant la tête pour fuir mon regard. Je connaissais cette manie par cœur : il faisait toujours ça quand il paniquait. J'ai ravalé ma rancœur, adoptant une voix parfaitement normale pour demander : « Maxime, depuis quand tu bosses ici ? » Il avait déjà trouvé une parade. Il s'est approché avec son sourire en coin habituel. « Je t'avais dit que j'avais démissionné de mon ancien taf, non ? J'ai vu que Clara cherchait quelqu'un, alors je suis venu donner un coup de main temporairement. J'étais en plein déménagement ces derniers temps, c'est pour ça que j'ai zappé de t'en parler. » Je les ai regardés tour à tour. Ils continuaient leur mascarade sans trembler. « Ah bon ? » ai-je demandé. Clara s'est empressée d'enchaîner : « Oui, exactement. » J'ai hoché la tête : « D'accord. » Ils pensaient vraiment pouvoir me manipuler encore longtemps.