Trahie par mon mari et sa « meilleure amie », je lui reprends tout

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Romance 现实主义-Realistic校园-School重生-Reborn

À ma fête d'anniversaire, la « meilleure pote » de mon mari a perdu à un jeu d'Action ou Vérité. Son gage était de révéler la chose la plus folle qu'elle ait jamais faite. Elle a gloussé soudainement en me fixant du regard. « J'ai fait un tas de trucs dingues... mais honnêtement, rien ne bat ce coup rapide avec Adrien sur la banquette arrière de sa voiture. » La pièce entière a sombré dans un silence de mort. J'ai plaqué mes mains sur mon ventre de trois mois, sentant une violente crampe me tordre les entrailles. Elle m'a adressé un sourire mielleux. « Roxane, ne te fais pas de films. Tu es enceinte et tu ne peux plus assurer ses besoins de toute façon. Pas besoin de me remercier, j'ai juste rendu service, comme un bon pote. » Je me suis levée d'un coup sec, une douleur aiguë me transperçant le ventre. Mon mari, Adrien, s'est figé une seconde. Puis, il a fait tourner son verre avec désinvolture. « Roxane, Maëva s'inquiétait pour nous parce que ta grossesse est difficile. Arrête ton cinéma. » « Elle a fait ça par pure gentillesse. Tu es vraiment obligée de réagir comme ça ? » À ma fête d'anniversaire, la « meilleure pote » de mon mari a perdu à un jeu d'Action ou Vérité. Son gage était de révéler la chose la plus folle qu'elle ait jamais faite. Elle a gloussé soudainement en me fixant du regard. « J'ai fait un tas de trucs dingues... mais honnêtement, rien ne bat ce coup rapide avec Adrien sur la banquette arrière de sa voiture. » La pièce entière a sombré dans un silence de mort. J'ai plaqué mes mains sur mon ventre de trois mois, sentant une violente crampe me tordre les entrailles. Elle m'a adressé un sourire mielleux. « Roxane, ne te fais pas de films. Tu es enceinte et tu ne peux plus assurer ses besoins de toute façon. Pas besoin de me remercier, j'ai juste rendu service, comme un bon pote. » Je me suis levée d'un coup sec, une douleur aiguë me transperçant le ventre. Mon mari, Adrien, s'est figé une seconde. Puis, il a fait tourner son verre avec désinvolture. « Roxane, Maëva s'inquiétait pour nous parce que ta grossesse est difficile. Arrête ton cinéma. » « Elle a fait ça par pure gentillesse. Tu es vraiment obligée de réagir comme ça ? » Dans le salon, tout le monde était pétrifié par les paroles de Maëva. « Quand... quand est-ce que c'est arrivé ? » Une douleur sourde pulsait dans mon bas-ventre. Je tremblais de tout mon corps. Aujourd'hui, c'était mon vingt-neuvième anniversaire. En voyant la décoration somptueuse et les cadeaux coûteux dont Adrien avait rempli la pièce, je n'éprouvais qu'un dégoût amer. Il avait couché avec une autre femme. Et il osait appeler ça de la « gentillesse » ? Je l'ai fixé, mes ongles s'enfonçant profondément dans la paume de mes mains. Maëva s'est levée et m'a pris chaleureusement le bras. Sa voix était écœurante de fausse douceur. « Roxane, tu es enceinte. Ne reste pas debout comme ça. Viens t'asseoir. » J'ai reculé d'un pas, mes yeux tombant sur son bras dénudé : un tatouage tout frais en lettres cursives y figurait. A & M. Adrien & Maëva. Leurs initiales. Remarquant mon regard, elle a délibérément tourné son bras en affichant un sourire faussement innocent. « Roxane, ce tatouage m'a fait mal pendant trois jours. Si Adrien ne m'avait pas tenu la main tout du long, je n'aurais jamais tenu le coup. » J'ai braqué mon regard sur Adrien. Une lueur de panique a traversé ses yeux, et il a instinctivement replié son annulaire. Sur son alliance — celle gravée de nos deux prénoms — il y avait un nouveau tatouage : la lettre M. Il s'était fait tatouer son initiale sur le doigt qui portait notre engagement. Mon cœur a sombré dans un abîme glacé. Mon ventre a recommencé à se contracter violemment. Je me suis agrippée au bord de la table, les jointures blanches. Maëva s'est assise à côté de moi et a sorti un paquet de cigarettes de son sac. Le briquet a cliqué. *Clac.* Quelques secondes plus tard, une fumée épaisse et âcre m'a envahi les narines. J'ai été prise d'une toux violente, la gorge brûlant comme du papier de verre. Mon estomac s'est retourné et ma vue s'est troublée. En me couvrant la bouche, j'ai couru vers la salle de bain, tombant à genoux devant les toilettes, vomissant de la bile jusqu'à en avoir des haut-le-cœur douloureux. « Roxane, je suis tellement désolée. » Maëva m'avait suivie sans que je m'en rende compte. Sa cigarette toujours à la main, elle avait l'air dévastée. « J'avais oublié que tu ne supportais pas l'odeur de la fumée en étant enceinte... C'est ma faute. Tu veux que je l'éteigne ? » La voix d'Adrien a résonné depuis le salon, pleine d'agacement. « C'est bon, Maëva, continue de fumer. Elle fait toujours des drames depuis qu'elle est enceinte. Elle vomit pour un rien. » Un drame ? Ces derniers mois, mes nausées matinales avaient été atroces. J'étais déshydratée à force de vomir tous les jours. Même une gorgée d'eau ne passait pas. L'homme qui m'emmenait autrefois aux urgences pour un simple rhume me traitait maintenant de pleurnicheuse. Quand avait-il changé ? Ou est-ce qu'il n'en avait jamais rien eu à faire ? Cela faisait sept ans. J'avais vécu dans un studio minuscule et miteux avec lui, portant des t-shirts à cinq euros, mangeant des nouilles instantanées jusqu'à l'écœurement, le soutenant à bout de bras alors qu'il n'était qu'un moins-que-rien sans un sou, jusqu'à ce qu'il devienne ce magnat de la tech qu'il était aujourd'hui. Il me répétait sans cesse que j'étais la seule femme qu'il aimerait jamais. Il disait même que nous appellerions notre bébé Espoir, parce que j'étais l'espoir qui lui avait sauvé la vie. Maintenant, tout cela semblait pathétique. J'ai caressé mon ventre. Je me suis soudain souvenue de cette nuit, deux semaines plus tôt, quand j'avais commencé à avoir des saignements légers. Mon ventre me tirait et mon dos me faisait un mal de chien. Adrien était rentré puant l'alcool. Il s'était glissé dans le lit, m'avait enlacée et avait glissé sa main sous ma chemise de nuit. Je l'avais repoussé. « Adrien, s'il te plaît... Je ne me sens vraiment pas bien aujourd'hui. » La chaleur dans ses yeux s'était éteinte instantanément, remplacée par une lueur glaciale. « Très bien. Dors. Je vais faire des courses de bagnoles avec les gars. » Le lendemain matin, lui et sa « meilleure pote », Maëva, s'étaient retrouvés ensemble à l'hôpital. Maëva avait une égratignure à la jambe, mais elle m'avait souri tendrement depuis son lit d'hôpital. « Roxane, j'ai pris le coup à la place d'Adrien. On l'a échappé belle. » Et je l'avais crue. Je lui avais tenu la main, en larmes, la remerciant d'avoir sauvé la vie de mon mari. Mais maintenant que j'y repensais... Cette nuit-là, en haut de la montagne. Ils avaient peut-être bien fait la « course » toute la nuit. J'ai essuyé l'amertume au coin de mes lèvres, suis retournée dans le salon et ai planté mes yeux dans ceux d'Adrien. « Alors cette nuit-là... toi et Maëva, vous avez vraiment couché ensemble sur la montagne ? » Il m'a regardée, a bu une gorgée de son verre et a soupiré. « Roxane. » « Un homme a des besoins. Quand je suis en feu, j'ai besoin d'une femme pour éteindre l'incendie. »« Donc tu l'avoues ? » Ma voix tremblait comme une feuille morte balayée par une tempête d'hiver. Maëva s'est appuyée contre son épaule et m'a tiré la langue. « Roxane, ne me regarde pas comme ça. Adrien et moi, on est littéralement comme des frères. Il se sert juste de moi comme d'un exutoire— » « Maëva », l'a coupée Adrien. Maëva a boudé. « On s'est juste rendu service. Si je ne l'avais pas aidé pendant que tu es clouée au lit par ta grossesse, il se serait tapé un coup d'un soir au hasard. » « Tu préférerais qu'il couche avec une inconnue ? Au moins, avec moi, tu sais que je suis propre. » Je tremblais d'une fureur pure. « Adrien, pour qui tu me prends ? » Il m'a regardée et a répliqué avec agressivité : « Roxane, Maëva a raison. Au moins, c'est mon amie. Elle ne viendra pas foutre la merde. » « Tu devrais la remercier. Sans elle, j'aurais fini par vraiment te tromper. » C'était d'une absurdité sans nom. Alors coucher avec sa meilleure pote, ce n'était pas tromper ? « Vous me dégoûtez tous les deux. » Le visage d'Adrien s'est assombri. « Roxane, je ne te permettrai pas de manquer de respect à Maëva. » Les yeux de Maëva se sont embués de larmes. « Roxane, je voulais juste éviter qu'Adrien soit frustré... Si tu es si en colère, frappe-moi. Ne lui en veux pas, à lui... » Elle s'est avancée vers moi, jouant la comédie. Dès l'instant où j'ai levé la main pour la repousser, Adrien m'a broyé le poignet. Sa prise était si violente que j'ai cru qu'il allait me briser les os. « Roxane, ça suffit ! » Il respirait lourdement, le ton menaçant. « Est-ce que tu sais qui m'a sauvé quand ma première start-up s'est effondrée et que j'étais au bord du toit de mes bureaux, prêt à sauter ? » Je me suis figée. « C'était Maëva ! a-t-il hurlé. Elle a vendu la maison que sa défunte mère lui avait laissée. Deux millions d'euros ! Elle a viré chaque centime sur mon compte sans la moindre hésitation ! » « Sans cet argent pour sauver la boîte, tu crois que je serais là aujourd'hui ? » Je suis restée immobile, tétanisée. Maëva a baissé la tête en essuyant une larme. « Roxane, c'était la seule chose que ma mère m'avait laissée... Mais je me disais qu'Adrien était plus important qu'une maison. » Adrien l'a regardée avec une tendresse que je n'avais pas vue depuis des années. Puis il s'est tourné vers moi, son regard se muant en glace. « Et toi, pendant tout ce temps ? Tout ce que tu as su faire au fil des ans, c'est pleurnicher, te plaindre et faire des scènes à la maison. » Tout mon sang a reflué de mon visage. Ces sept dernières années... Pour financer son rêve de start-up technologique, j'avais cumulé trois boulots par jour. Je livrais des bouteilles de lait à quatre heures du matin, je roulais en scooter pour livrer des repas le midi, et je déchargeais de lourds cartons dans un entrepôt la nuit. Au cœur de l'hiver, mes doigts saignaient à cause des coupures de carton. Et je virais chaque centime de mes économies sur son compte bancaire. Soudain, une douleur aiguë et déchirante a traversé mon ventre. Voyant mon teint livide, une ombre d'hésitation a traversé les yeux d'Adrien. Il a retiré sa veste et a fait un pas pour la poser sur mes épaules. Son ton s'est légèrement radouci. « C'est bon, arrêtons de nous disputer. » « J'ai fait une connerie, d'accord ? C'était sur le coup de l'impulsion. Je te promets que ça ne se reproduira plus. Tu es enceinte, ne prends pas froid. Rentrons à la maison, je vais te cuisiner tes pâtes préférées, ça te va ? » Je l'ai regardé. Sous les lumières tamisées, il avait toujours ce visage dont j'étais tombée amoureuse au premier regard. J'avais tellement craqué pour lui à l'époque. Même quand mon père avait menacé de me déshériter, j'avais fait mes valises et m'étais enfuie avec lui sans un seul regard en arrière. Au début, il se levait à cinq heures du matin pour me préparer le petit-déjeuner. Un jour, j'avais simplement dit avoir envie d'un bagel d'une boulangerie précise, et il avait fait la queue pendant quatre heures pour me l'apporter. Il était celui qui m'avait comblée d'amour, et aujourd'hui, c'était lui qui me précipitait en enfer. Il a tendu le bras pour m'entourer la taille. J'ai fait un pas en arrière, esquivant son contact. Sa main est restée suspendue dans le vide, ses traits se déformant sous la frustration. « Roxane, j'ai déjà mis ma fierté de côté. Qu'est-ce que tu veux de plus ? » C'est à cet instant précis qu'un gémissement doux et intime a résonné derrière nous. Sur le mur blanc, l'écran de projection s'était subitement allumé. À l'écran, sous un ciel étoilé, un SUV tanguait avec violence. Deux silhouettes s'entrelaçaient sous le clair de lune.Toute la fête d'anniversaire a semblé se figer. Dans le salon privé, les amis d'Adrien sont restés muets une seconde avant que quelqu'un ne pousse un sifflement admiratif. « Putain de merde, Adrien est un vrai monstre. » C'était Tristan, le meilleur ami d'enfance d'Adrien. « J'ai des hallucinations ou c'est le tout nouveau Range Rover ? La banquette arrière est énorme, mais quand même, faire tanguer un monstre de trois tonnes comme ça ? » Un autre type a éclaté de rire : « Et bordel, la voix de Maëva est complètement dingue. » Ils ont trinqué, riant comme s'ils regardaient un film d'action. Tristan s'est tourné vers moi. « Roxane, ne le prends pas personnellement. Adrien avait juste la dalle. Prends ça comme un délire entre potes. » J'ai eu l'impression qu'on m'arrachait le cœur de la poitrine, n'y laissant qu'un gouffre béant où s'engouffrait un vent glacial. En voyant la voiture tanguer sur l'écran, mon estomac s'est soulevé et une vague d'acide est remontée dans ma gorge. Maëva s'est brusquement levée du canapé, les yeux rougis. « Roxane, je ne savais pas que quelqu'un filmait... Je ne voulais pas... Si tu es vraiment furieuse, je jure que je ne m'approcherai plus jamais d'Adrien. » Elle s'est précipitée vers moi, a fait semblant de trébucher et s'est jetée délibérément contre mon corps. Par réflexe, je l'ai repoussée. « Aaaah ! » Elle a poussé un cri strident, percutant de plein fouet le coin tranchant de la table basse. Elle a heurté son genou et s'est effondrée sur le sol. « Aïe... Roxane, mon ancienne blessure à la jambe... ça me fait tellement mal... » Elle serrait son tibia, où une minuscule égratignure saignait, forçant de toutes ses forces pour faire couler des larmes. L'atmosphère dans la pièce a basculé en une fraction de seconde. Tristan, qui a toujours été le plus proche de Maëva, a accouru pour examiner sa jambe. Il a levé vers moi un regard furibond. « Roxane, c'était juste une blague ! Tu es obligée de péter un câble et de l'agresser physiquement ? » Les autres ont renchéri, l'air dégoûté. « Roxane abuse complètement. Elle est d'une jalousie maladive. » « Adrien était à bout, c'est pour ça qu'il s'est tourné vers Maëva. Il faut savoir faire preuve de compréhension. » « Grave. On sait tous qu'Adrien lui est resté fidèle pendant des années. C'était juste un petit dérapage. Ça vaut vraiment le coup de faire tout un scandale ? » Le visage d'Adrien était devenu noir de rage. Sa voix n'était que glace. « Roxane, tu as complètement perdu la tête ? Maëva ne s'est même pas totalement remise de son accident, et tu oses la frapper ? » « Tu me déçois tellement. » Déçue ? Lui et sa « meilleure pote » venaient de bafouer sept ans de vie commune. Et c'était lui qui était déçu de moi. Maëva était toujours au sol, tenant son genou. « C'est pas grave... Adrien, ne lui en veux pas... Tout est de ma faute... » Avant même que je ne puisse prononcer un mot, une douleur atroce et déchirante m'a transpercé le bas-ventre. C'était comme si quelque chose s'arrachait en moi. Un liquide chaud et visqueux a commencé à couler le long de mes cuisses. J'ai baissé les yeux. Le sang dégoulinait, tachant ma robe blanche, tombant goutte à goutte sur le parquet pour former une flaque d'un rouge écarlate. J'ai ouvert la bouche pour parler, mais mon corps pesait des tonnes. Je n'avais plus la force de tenir. Comme une marionnette dont on coupe les fils, je me suis effondrée. Dans ma chute, la dernière chose que j'ai vue fut la rage sur le visage d'Adrien se transformer en une terreur absolue. Il a hurlé mon prénom. « Roxane ! » « Pourquoi tu saignes— »Les portes des urgences se sont refermées dans un claquement sourd. J'étais allongée sur la table d'opération glacée, ma conscience dérivant peu à peu. À travers les battants, j'entendais la voix paniquée d'Adrien hurler : « Amenez tous les spécialistes de cet hôpital ici ! Tout de suite ! » C'est alors qu'un vacarme a éclaté dans le couloir. « Maëva ! Maëva, qu'est-ce que tu as ?! » Maëva venait de s'évanouir. Elle se tenait la poitrine, un filet de sang s'échappant de sa bouche, le teint cireux. Tristan la soutenait, criant sur Adrien : « Adrien ! Maëva crache du sang ! » Adrien s'est décomposé. Il l'a prise dans ses bras. Maëva a faiblement agrippé son col. « Adrien... laisse-moi... sauve Roxane et le bébé d'abord... Je vais bien... » Elle a recraché un mince filet de sang avant de perdre totalement connaissance. Tristan a paniqué, apostrophant les spécialistes qui venaient d'arriver dans le couloir : « Aidez-la ! Elle est en train de mourir ! » Une équipe de médecins s'est précipitée. Le chef de service a regardé Maëva dans les bras d'Adrien. « C'est Madame Carter ? Elle crache du sang, il faut l'emmener au bloc de déchocage immédiatement ! » Tristan a jeté de l'huile sur le feu : « Adrien, Roxane est juste tombée sur les fesses ! Qu'est-ce qui pourrait bien lui arriver ? Maëva a littéralement pris une balle pour toi par le passé ! Si on ne la sauve pas maintenant, elle est morte ! » Les autres potes ont insisté : « Ouais, Adrien. Il y a d'autres médecins qui s'occupent de Roxane. Maëva est en train d'étouffer dans son sang ! » « Roxane fait probablement du cinéma de toute façon. Qui fait une fausse couche pour une simple bousculade ? » « C'est clair ! Elle pétait la forme dans le salon privé il y a deux minutes. » Adrien a fixé les portes closes de ma salle d'urgence, le regard rongé par l'hésitation. Maëva a faiblement secoué la tête. « Adrien... non... sauve Roxane... » Sa voix s'est éteinte et sa tête a basculé en arrière alors qu'elle sombrait. Adrien s'est redressé d'un coup sec et a ordonné au médecin-chef : « Sauvez-la en premier ! Dès que c'est fait, foncez dans la salle de Roxane ! » Les spécialistes ont hoché la tête et ont emmené Maëva dans un autre bloc opératoire. Pendant ce temps, dans ma salle, il ne restait que deux jeunes internes inexpérimentés. Mon esprit s'effaçait. La douleur dans mon ventre était insoutenable, comme si on me martelait les viscères. Chaque contraction donnait l'impression que deux mains d'acier fouillaient dans mon ventre pour tout arracher. « Madame Carter, tenez bon, je vous en supplie... Les chefs de service ont été réquisitionnés... On... on va faire tout notre possible... » « Aaaaaah ! » Je n'ai pas pu retenir mon hurlement d'agonie. Le sang a jailli en abondance, imbibant les draps et gouttant sur le sol. J'ai tendu la main pour toucher mon ventre, mais mes doigts n'en sont revenus que couverts de sang. Le bébé était parti. Une petite vie de trois mois, fauchée avant même d'avoir pu poser les yeux sur ce monde. Allongée sur ce lit, mes larmes ont coulé en silence jusque dans mes oreilles. Peut-être que cet amour maudit n'aurait jamais dû commencer. J'ai laissé échapper un rire amer. Sept ans. Il était temps que tout cela prenne fin. Cet après-midi-là, j'ai signé ma sortie contre avis médical. En franchissant les portes de l'hôpital, la lumière aveuglante du soleil m'a brûlé les yeux. J'ai sorti mon téléphone et composé un numéro mis en sommeil depuis sept ans. « Papa, je suis prête à rentrer à la maison et à prendre les rênes du Groupe Vance. » À l'autre bout du fil, la voix de mon père tremblait d'une joie réprimée et d'un déchirement infini. « C'est bien ! C'est merveilleux ! J'envoie une voiture te chercher tout de suite ! Ma petite fille a bien assez souffert loin des siens. Bienvenue chez toi. » « Papa, j'ai une condition. Je veux récupérer toute mon équipe d'ingénieurs pour nos projets clés. » « Accordé ! Tu es l'unique héritière de la famille Vance. Oublie une simple équipe technique — l'empire Vance tout entier t'appartient ! » Avant de partir, je suis retournée à la villa. J'ai récupéré les papiers du divorce que les avocats de mon père avaient rédigés pour moi des années auparavant, et je les ai déposés sur le bureau d'Adrien. J'ai retiré mon alliance en or blanc, couverte de rayures, et je l'ai posée sur les documents. Adrien m'avait offert cette bague le jour où il avait bouclé sa toute première levée de fonds. « Plus tard, je t'offrirai ce qu'il y a de plus précieux au monde », m'avait-il promis. Mais aujourd'hui, son « meilleur » m'inspirait de la pitié. J'ai emporté une petite valise avec quelques affaires. Quand j'ai ouvert la porte d'entrée, un cortège de Maybach noires m'attendait déjà. Un chauffeur en costume et gants blancs, André, s'est incliné avec déférence. « Mademoiselle Vance, votre père m'envoie vous raccompagner au domaine familial. » Une heure plus tard, je montais à bord d'un jet privé en direction de Los Angeles. Tandis que l'appareil traversait les nuages, la cabine s'est baignée d'or. J'ai allumé mon ordinateur portable et envoyé un e-mail à Adrien. *Considère ça comme mon cadeau de divorce, Adrien.*

Chapters (4)

第1章

À ma fête d'anniversaire, la « meilleure pote » de mon mari a perdu à un jeu d'Action ou Vérité. Son gage était de révéler la chose la plus folle qu'elle ait jamais faite. Elle a gloussé soudainement en me fixant du regard. « J'ai fait un tas de trucs dingues... mais honnêtement, rien ne bat ce coup rapide avec Adrien sur la banquette arrière de sa voiture. » La pièce entière a sombré dans un silence de mort. J'ai plaqué mes mains sur mon ventre de trois mois, sentant une violente crampe me tordre les entrailles. Elle m'a adressé un sourire mielleux. « Roxane, ne te fais pas de films. Tu es enceinte et tu ne peux plus assurer ses besoins de toute façon. Pas besoin de me remercier, j'ai juste rendu service, comme un bon pote. » Je me suis levée d'un coup sec, une douleur aiguë me transperçant le ventre. Mon mari, Adrien, s'est figé une seconde. Puis, il a fait tourner son verre avec désinvolture. « Roxane, Maëva s'inquiétait pour nous parce que ta grossesse est difficile. Arrête ton cinéma. » « Elle a fait ça par pure gentillesse. Tu es vraiment obligée de réagir comme ça ? » À ma fête d'anniversaire, la « meilleure pote » de mon mari a perdu à un jeu d'Action ou Vérité. Son gage était de révéler la chose la plus folle qu'elle ait jamais faite. Elle a gloussé soudainement en me fixant du regard. « J'ai fait un tas de trucs dingues... mais honnêtement, rien ne bat ce coup rapide avec Adrien sur la banquette arrière de sa voiture. » La pièce entière a sombré dans un silence de mort. J'ai plaqué mes mains sur mon ventre de trois mois, sentant une violente crampe me tordre les entrailles. Elle m'a adressé un sourire mielleux. « Roxane, ne te fais pas de films. Tu es enceinte et tu ne peux plus assurer ses besoins de toute façon. Pas besoin de me remercier, j'ai juste rendu service, comme un bon pote. » Je me suis levée d'un coup sec, une douleur aiguë me transperçant le ventre. Mon mari, Adrien, s'est figé une seconde. Puis, il a fait tourner son verre avec désinvolture. « Roxane, Maëva s'inquiétait pour nous parce que ta grossesse est difficile. Arrête ton cinéma. » « Elle a fait ça par pure gentillesse. Tu es vraiment obligée de réagir comme ça ? » Dans le salon, tout le monde était pétrifié par les paroles de Maëva. « Quand... quand est-ce que c'est arrivé ? » Une douleur sourde pulsait dans mon bas-ventre. Je tremblais de tout mon corps. Aujourd'hui, c'était mon vingt-neuvième anniversaire. En voyant la décoration somptueuse et les cadeaux coûteux dont Adrien avait rempli la pièce, je n'éprouvais qu'un dégoût amer. Il avait couché avec une autre femme. Et il osait appeler ça de la « gentillesse » ? Je l'ai fixé, mes ongles s'enfonçant profondément dans la paume de mes mains. Maëva s'est levée et m'a pris chaleureusement le bras. Sa voix était écœurante de fausse douceur. « Roxane, tu es enceinte. Ne reste pas debout comme ça. Viens t'asseoir. » J'ai reculé d'un pas, mes yeux tombant sur son bras dénudé : un tatouage tout frais en lettres cursives y figurait. A & M. Adrien & Maëva. Leurs initiales. Remarquant mon regard, elle a délibérément tourné son bras en affichant un sourire faussement innocent. « Roxane, ce tatouage m'a fait mal pendant trois jours. Si Adrien ne m'avait pas tenu la main tout du long, je n'aurais jamais tenu le coup. » J'ai braqué mon regard sur Adrien. Une lueur de panique a traversé ses yeux, et il a instinctivement replié son annulaire. Sur son alliance — celle gravée de nos deux prénoms — il y avait un nouveau tatouage : la lettre M. Il s'était fait tatouer son initiale sur le doigt qui portait notre engagement. Mon cœur a sombré dans un abîme glacé. Mon ventre a recommencé à se contracter violemment. Je me suis agrippée au bord de la table, les jointures blanches. Maëva s'est assise à côté de moi et a sorti un paquet de cigarettes de son sac. Le briquet a cliqué. *Clac.* Quelques secondes plus tard, une fumée épaisse et âcre m'a envahi les narines. J'ai été prise d'une toux violente, la gorge brûlant comme du papier de verre. Mon estomac s'est retourné et ma vue s'est troublée. En me couvrant la bouche, j'ai couru vers la salle de bain, tombant à genoux devant les toilettes, vomissant de la bile jusqu'à en avoir des haut-le-cœur douloureux. « Roxane, je suis tellement désolée. » Maëva m'avait suivie sans que je m'en rende compte. Sa cigarette toujours à la main, elle avait l'air dévastée. « J'avais oublié que tu ne supportais pas l'odeur de la fumée en étant enceinte... C'est ma faute. Tu veux que je l'éteigne ? » La voix d'Adrien a résonné depuis le salon, pleine d'agacement. « C'est bon, Maëva, continue de fumer. Elle fait toujours des drames depuis qu'elle est enceinte. Elle vomit pour un rien. » Un drame ? Ces derniers mois, mes nausées matinales avaient été atroces. J'étais déshydratée à force de vomir tous les jours. Même une gorgée d'eau ne passait pas. L'homme qui m'emmenait autrefois aux urgences pour un simple rhume me traitait maintenant de pleurnicheuse. Quand avait-il changé ? Ou est-ce qu'il n'en avait jamais rien eu à faire ? Cela faisait sept ans. J'avais vécu dans un studio minuscule et miteux avec lui, portant des t-shirts à cinq euros, mangeant des nouilles instantanées jusqu'à l'écœurement, le soutenant à bout de bras alors qu'il n'était qu'un moins-que-rien sans un sou, jusqu'à ce qu'il devienne ce magnat de la tech qu'il était aujourd'hui. Il me répétait sans cesse que j'étais la seule femme qu'il aimerait jamais. Il disait même que nous appellerions notre bébé Espoir, parce que j'étais l'espoir qui lui avait sauvé la vie. Maintenant, tout cela semblait pathétique. J'ai caressé mon ventre. Je me suis soudain souvenue de cette nuit, deux semaines plus tôt, quand j'avais commencé à avoir des saignements légers. Mon ventre me tirait et mon dos me faisait un mal de chien. Adrien était rentré puant l'alcool. Il s'était glissé dans le lit, m'avait enlacée et avait glissé sa main sous ma chemise de nuit. Je l'avais repoussé. « Adrien, s'il te plaît... Je ne me sens vraiment pas bien aujourd'hui. » La chaleur dans ses yeux s'était éteinte instantanément, remplacée par une lueur glaciale. « Très bien. Dors. Je vais faire des courses de bagnoles avec les gars. » Le lendemain matin, lui et sa « meilleure pote », Maëva, s'étaient retrouvés ensemble à l'hôpital. Maëva avait une égratignure à la jambe, mais elle m'avait souri tendrement depuis son lit d'hôpital. « Roxane, j'ai pris le coup à la place d'Adrien. On l'a échappé belle. » Et je l'avais crue. Je lui avais tenu la main, en larmes, la remerciant d'avoir sauvé la vie de mon mari. Mais maintenant que j'y repensais... Cette nuit-là, en haut de la montagne. Ils avaient peut-être bien fait la « course » toute la nuit. J'ai essuyé l'amertume au coin de mes lèvres, suis retournée dans le salon et ai planté mes yeux dans ceux d'Adrien. « Alors cette nuit-là... toi et Maëva, vous avez vraiment couché ensemble sur la montagne ? » Il m'a regardée, a bu une gorgée de son verre et a soupiré. « Roxane. » « Un homme a des besoins. Quand je suis en feu, j'ai besoin d'une femme pour éteindre l'incendie. »

第2章

« Donc tu l'avoues ? » Ma voix tremblait comme une feuille morte balayée par une tempête d'hiver. Maëva s'est appuyée contre son épaule et m'a tiré la langue. « Roxane, ne me regarde pas comme ça. Adrien et moi, on est littéralement comme des frères. Il se sert juste de moi comme d'un exutoire— » « Maëva », l'a coupée Adrien. Maëva a boudé. « On s'est juste rendu service. Si je ne l'avais pas aidé pendant que tu es clouée au lit par ta grossesse, il se serait tapé un coup d'un soir au hasard. » « Tu préférerais qu'il couche avec une inconnue ? Au moins, avec moi, tu sais que je suis propre. » Je tremblais d'une fureur pure. « Adrien, pour qui tu me prends ? » Il m'a regardée et a répliqué avec agressivité : « Roxane, Maëva a raison. Au moins, c'est mon amie. Elle ne viendra pas foutre la merde. » « Tu devrais la remercier. Sans elle, j'aurais fini par vraiment te tromper. » C'était d'une absurdité sans nom. Alors coucher avec sa meilleure pote, ce n'était pas tromper ? « Vous me dégoûtez tous les deux. » Le visage d'Adrien s'est assombri. « Roxane, je ne te permettrai pas de manquer de respect à Maëva. » Les yeux de Maëva se sont embués de larmes. « Roxane, je voulais juste éviter qu'Adrien soit frustré... Si tu es si en colère, frappe-moi. Ne lui en veux pas, à lui... » Elle s'est avancée vers moi, jouant la comédie. Dès l'instant où j'ai levé la main pour la repousser, Adrien m'a broyé le poignet. Sa prise était si violente que j'ai cru qu'il allait me briser les os. « Roxane, ça suffit ! » Il respirait lourdement, le ton menaçant. « Est-ce que tu sais qui m'a sauvé quand ma première start-up s'est effondrée et que j'étais au bord du toit de mes bureaux, prêt à sauter ? » Je me suis figée. « C'était Maëva ! a-t-il hurlé. Elle a vendu la maison que sa défunte mère lui avait laissée. Deux millions d'euros ! Elle a viré chaque centime sur mon compte sans la moindre hésitation ! » « Sans cet argent pour sauver la boîte, tu crois que je serais là aujourd'hui ? » Je suis restée immobile, tétanisée. Maëva a baissé la tête en essuyant une larme. « Roxane, c'était la seule chose que ma mère m'avait laissée... Mais je me disais qu'Adrien était plus important qu'une maison. » Adrien l'a regardée avec une tendresse que je n'avais pas vue depuis des années. Puis il s'est tourné vers moi, son regard se muant en glace. « Et toi, pendant tout ce temps ? Tout ce que tu as su faire au fil des ans, c'est pleurnicher, te plaindre et faire des scènes à la maison. » Tout mon sang a reflué de mon visage. Ces sept dernières années... Pour financer son rêve de start-up technologique, j'avais cumulé trois boulots par jour. Je livrais des bouteilles de lait à quatre heures du matin, je roulais en scooter pour livrer des repas le midi, et je déchargeais de lourds cartons dans un entrepôt la nuit. Au cœur de l'hiver, mes doigts saignaient à cause des coupures de carton. Et je virais chaque centime de mes économies sur son compte bancaire. Soudain, une douleur aiguë et déchirante a traversé mon ventre. Voyant mon teint livide, une ombre d'hésitation a traversé les yeux d'Adrien. Il a retiré sa veste et a fait un pas pour la poser sur mes épaules. Son ton s'est légèrement radouci. « C'est bon, arrêtons de nous disputer. » « J'ai fait une connerie, d'accord ? C'était sur le coup de l'impulsion. Je te promets que ça ne se reproduira plus. Tu es enceinte, ne prends pas froid. Rentrons à la maison, je vais te cuisiner tes pâtes préférées, ça te va ? » Je l'ai regardé. Sous les lumières tamisées, il avait toujours ce visage dont j'étais tombée amoureuse au premier regard. J'avais tellement craqué pour lui à l'époque. Même quand mon père avait menacé de me déshériter, j'avais fait mes valises et m'étais enfuie avec lui sans un seul regard en arrière. Au début, il se levait à cinq heures du matin pour me préparer le petit-déjeuner. Un jour, j'avais simplement dit avoir envie d'un bagel d'une boulangerie précise, et il avait fait la queue pendant quatre heures pour me l'apporter. Il était celui qui m'avait comblée d'amour, et aujourd'hui, c'était lui qui me précipitait en enfer. Il a tendu le bras pour m'entourer la taille. J'ai fait un pas en arrière, esquivant son contact. Sa main est restée suspendue dans le vide, ses traits se déformant sous la frustration. « Roxane, j'ai déjà mis ma fierté de côté. Qu'est-ce que tu veux de plus ? » C'est à cet instant précis qu'un gémissement doux et intime a résonné derrière nous. Sur le mur blanc, l'écran de projection s'était subitement allumé. À l'écran, sous un ciel étoilé, un SUV tanguait avec violence. Deux silhouettes s'entrelaçaient sous le clair de lune.

第3章

Toute la fête d'anniversaire a semblé se figer. Dans le salon privé, les amis d'Adrien sont restés muets une seconde avant que quelqu'un ne pousse un sifflement admiratif. « Putain de merde, Adrien est un vrai monstre. » C'était Tristan, le meilleur ami d'enfance d'Adrien. « J'ai des hallucinations ou c'est le tout nouveau Range Rover ? La banquette arrière est énorme, mais quand même, faire tanguer un monstre de trois tonnes comme ça ? » Un autre type a éclaté de rire : « Et bordel, la voix de Maëva est complètement dingue. » Ils ont trinqué, riant comme s'ils regardaient un film d'action. Tristan s'est tourné vers moi. « Roxane, ne le prends pas personnellement. Adrien avait juste la dalle. Prends ça comme un délire entre potes. » J'ai eu l'impression qu'on m'arrachait le cœur de la poitrine, n'y laissant qu'un gouffre béant où s'engouffrait un vent glacial. En voyant la voiture tanguer sur l'écran, mon estomac s'est soulevé et une vague d'acide est remontée dans ma gorge. Maëva s'est brusquement levée du canapé, les yeux rougis. « Roxane, je ne savais pas que quelqu'un filmait... Je ne voulais pas... Si tu es vraiment furieuse, je jure que je ne m'approcherai plus jamais d'Adrien. » Elle s'est précipitée vers moi, a fait semblant de trébucher et s'est jetée délibérément contre mon corps. Par réflexe, je l'ai repoussée. « Aaaah ! » Elle a poussé un cri strident, percutant de plein fouet le coin tranchant de la table basse. Elle a heurté son genou et s'est effondrée sur le sol. « Aïe... Roxane, mon ancienne blessure à la jambe... ça me fait tellement mal... » Elle serrait son tibia, où une minuscule égratignure saignait, forçant de toutes ses forces pour faire couler des larmes. L'atmosphère dans la pièce a basculé en une fraction de seconde. Tristan, qui a toujours été le plus proche de Maëva, a accouru pour examiner sa jambe. Il a levé vers moi un regard furibond. « Roxane, c'était juste une blague ! Tu es obligée de péter un câble et de l'agresser physiquement ? » Les autres ont renchéri, l'air dégoûté. « Roxane abuse complètement. Elle est d'une jalousie maladive. » « Adrien était à bout, c'est pour ça qu'il s'est tourné vers Maëva. Il faut savoir faire preuve de compréhension. » « Grave. On sait tous qu'Adrien lui est resté fidèle pendant des années. C'était juste un petit dérapage. Ça vaut vraiment le coup de faire tout un scandale ? » Le visage d'Adrien était devenu noir de rage. Sa voix n'était que glace. « Roxane, tu as complètement perdu la tête ? Maëva ne s'est même pas totalement remise de son accident, et tu oses la frapper ? » « Tu me déçois tellement. » Déçue ? Lui et sa « meilleure pote » venaient de bafouer sept ans de vie commune. Et c'était lui qui était déçu de moi. Maëva était toujours au sol, tenant son genou. « C'est pas grave... Adrien, ne lui en veux pas... Tout est de ma faute... » Avant même que je ne puisse prononcer un mot, une douleur atroce et déchirante m'a transpercé le bas-ventre. C'était comme si quelque chose s'arrachait en moi. Un liquide chaud et visqueux a commencé à couler le long de mes cuisses. J'ai baissé les yeux. Le sang dégoulinait, tachant ma robe blanche, tombant goutte à goutte sur le parquet pour former une flaque d'un rouge écarlate. J'ai ouvert la bouche pour parler, mais mon corps pesait des tonnes. Je n'avais plus la force de tenir. Comme une marionnette dont on coupe les fils, je me suis effondrée. Dans ma chute, la dernière chose que j'ai vue fut la rage sur le visage d'Adrien se transformer en une terreur absolue. Il a hurlé mon prénom. « Roxane ! » « Pourquoi tu saignes— »

第4章

Les portes des urgences se sont refermées dans un claquement sourd. J'étais allongée sur la table d'opération glacée, ma conscience dérivant peu à peu. À travers les battants, j'entendais la voix paniquée d'Adrien hurler : « Amenez tous les spécialistes de cet hôpital ici ! Tout de suite ! » C'est alors qu'un vacarme a éclaté dans le couloir. « Maëva ! Maëva, qu'est-ce que tu as ?! » Maëva venait de s'évanouir. Elle se tenait la poitrine, un filet de sang s'échappant de sa bouche, le teint cireux. Tristan la soutenait, criant sur Adrien : « Adrien ! Maëva crache du sang ! » Adrien s'est décomposé. Il l'a prise dans ses bras. Maëva a faiblement agrippé son col. « Adrien... laisse-moi... sauve Roxane et le bébé d'abord... Je vais bien... » Elle a recraché un mince filet de sang avant de perdre totalement connaissance. Tristan a paniqué, apostrophant les spécialistes qui venaient d'arriver dans le couloir : « Aidez-la ! Elle est en train de mourir ! » Une équipe de médecins s'est précipitée. Le chef de service a regardé Maëva dans les bras d'Adrien. « C'est Madame Carter ? Elle crache du sang, il faut l'emmener au bloc de déchocage immédiatement ! » Tristan a jeté de l'huile sur le feu : « Adrien, Roxane est juste tombée sur les fesses ! Qu'est-ce qui pourrait bien lui arriver ? Maëva a littéralement pris une balle pour toi par le passé ! Si on ne la sauve pas maintenant, elle est morte ! » Les autres potes ont insisté : « Ouais, Adrien. Il y a d'autres médecins qui s'occupent de Roxane. Maëva est en train d'étouffer dans son sang ! » « Roxane fait probablement du cinéma de toute façon. Qui fait une fausse couche pour une simple bousculade ? » « C'est clair ! Elle pétait la forme dans le salon privé il y a deux minutes. » Adrien a fixé les portes closes de ma salle d'urgence, le regard rongé par l'hésitation. Maëva a faiblement secoué la tête. « Adrien... non... sauve Roxane... » Sa voix s'est éteinte et sa tête a basculé en arrière alors qu'elle sombrait. Adrien s'est redressé d'un coup sec et a ordonné au médecin-chef : « Sauvez-la en premier ! Dès que c'est fait, foncez dans la salle de Roxane ! » Les spécialistes ont hoché la tête et ont emmené Maëva dans un autre bloc opératoire. Pendant ce temps, dans ma salle, il ne restait que deux jeunes internes inexpérimentés. Mon esprit s'effaçait. La douleur dans mon ventre était insoutenable, comme si on me martelait les viscères. Chaque contraction donnait l'impression que deux mains d'acier fouillaient dans mon ventre pour tout arracher. « Madame Carter, tenez bon, je vous en supplie... Les chefs de service ont été réquisitionnés... On... on va faire tout notre possible... » « Aaaaaah ! » Je n'ai pas pu retenir mon hurlement d'agonie. Le sang a jailli en abondance, imbibant les draps et gouttant sur le sol. J'ai tendu la main pour toucher mon ventre, mais mes doigts n'en sont revenus que couverts de sang. Le bébé était parti. Une petite vie de trois mois, fauchée avant même d'avoir pu poser les yeux sur ce monde. Allongée sur ce lit, mes larmes ont coulé en silence jusque dans mes oreilles. Peut-être que cet amour maudit n'aurait jamais dû commencer. J'ai laissé échapper un rire amer. Sept ans. Il était temps que tout cela prenne fin. Cet après-midi-là, j'ai signé ma sortie contre avis médical. En franchissant les portes de l'hôpital, la lumière aveuglante du soleil m'a brûlé les yeux. J'ai sorti mon téléphone et composé un numéro mis en sommeil depuis sept ans. « Papa, je suis prête à rentrer à la maison et à prendre les rênes du Groupe Vance. » À l'autre bout du fil, la voix de mon père tremblait d'une joie réprimée et d'un déchirement infini. « C'est bien ! C'est merveilleux ! J'envoie une voiture te chercher tout de suite ! Ma petite fille a bien assez souffert loin des siens. Bienvenue chez toi. » « Papa, j'ai une condition. Je veux récupérer toute mon équipe d'ingénieurs pour nos projets clés. » « Accordé ! Tu es l'unique héritière de la famille Vance. Oublie une simple équipe technique — l'empire Vance tout entier t'appartient ! » Avant de partir, je suis retournée à la villa. J'ai récupéré les papiers du divorce que les avocats de mon père avaient rédigés pour moi des années auparavant, et je les ai déposés sur le bureau d'Adrien. J'ai retiré mon alliance en or blanc, couverte de rayures, et je l'ai posée sur les documents. Adrien m'avait offert cette bague le jour où il avait bouclé sa toute première levée de fonds. « Plus tard, je t'offrirai ce qu'il y a de plus précieux au monde », m'avait-il promis. Mais aujourd'hui, son « meilleur » m'inspirait de la pitié. J'ai emporté une petite valise avec quelques affaires. Quand j'ai ouvert la porte d'entrée, un cortège de Maybach noires m'attendait déjà. Un chauffeur en costume et gants blancs, André, s'est incliné avec déférence. « Mademoiselle Vance, votre père m'envoie vous raccompagner au domaine familial. » Une heure plus tard, je montais à bord d'un jet privé en direction de Los Angeles. Tandis que l'appareil traversait les nuages, la cabine s'est baignée d'or. J'ai allumé mon ordinateur portable et envoyé un e-mail à Adrien. *Considère ça comme mon cadeau de divorce, Adrien.*

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