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Mon fiancé m'a vendue au parrain de la mafia... mon père
Quand mon fiancé et ma meilleure amie m’ont droguée pour me traîner de force dans la suite de luxe de ce redoutable parrain de la mafia parisienne, j’ai enfin poussé un soupir de soulagement : « Enfin à la maison. » Mon fiancé a cru que je délirais de terreur. Il m’a attrapée violemment par le menton : « Sale traînée, la survie de notre boîte dépend de ce contrat ! » « J’ai entendu dire que Monsieur Sterling avait perdu le grand amour de sa vie, et il se trouve que ton visage ressemble étrangement au sien. » « Sois gentille et sers-le bien. Une fois qu’on aura ce contrat, je serai peut-être assez généreux pour te filer un peu de fric ! » Ma meilleure amie a ricané, hypocrite : « Exactement ! Tu devrais nous remercier de t’offrir cette chance. Ne fais pas l’ingrate. » Sous l’effet de la drogue, j’ai été poussée brusquement à travers cette porte dorée. Personne n’a remarqué le mépris dans mes yeux alors que je m’effondrais sur le canapé en cuir. Ce Monsieur Sterling dont ils parlaient — cet homme impitoyable et cruel — n’était autre que mon père. Aujourd’hui, ils m’ont livrée de leur plein gré à mon propre père. Demain, ils comprendront ce que signifie supplier pour mourir. 1 La drogue coulait dans mes veines. Le moindre mouvement me broyait les os. J'ai forcé mes yeux à s'ouvrir. Mon regard s'est posé sur le motif d'iris doré gravé au plafond. C'était l'emblème de la famille Sterling. Avant mes dix-sept ans, cette fleur était brodée sur le col de chacune de mes chemises de nuit sur mesure. Derrière la porte, la voix de Thomas suintait la cupidité. « Léna, tes infos sont sûres ? Arthur Sterling va vraiment venir dans cette suite ce soir ? » Ma meilleure amie, Léna, ne cachait pas son excitation : « J'ai payé son chauffeur deux cent mille euros pour ça. Il sera là à vingt-trois heures pile. » « Quand il va ouvrir cette porte et voir une fille qui ressemble trait pour trait à son amour perdu allongée dans son lit... » Elle a ricané. « Aucun homme ne refuse un cadeau pareil. » « Avec un peu de chance, Monsieur Sterling sera tellement ravi qu'il nous confiera ce projet immobilier d'un milliard d'euros dans le sud ! » En écoutant leurs chuchotements joyeux, je me suis mordu la langue jusqu'au sang. Le goût métallique de la douleur m'a envahie la gorge. Je m'étais tuée au travail pour la boîte minable de Thomas. J'avais traité Léna comme ma propre sœur. En retour, ils prenaient du bon temps ensemble dans le lit de l'appartement que je payais de ma poche. Et maintenant, ils n'hésitaient pas à me vendre comme de la marchandise, collant un prix sur ma tête pour m'envoyer dans le lit d'un autre. Une violente nausée m'a tordue le ventre. Mes ongles se sont enfoncés dans le cuir du canapé. Mais cette douleur n'était rien comparée à celle qui me déchirait le cœur. Ils ignoraient une chose : mon père s'appelait Arthur Sterling. Et son amour perdu n'était autre que ma mère. Mais il y a des années, mon père a eu une liaison avec une starlette. Ma mère s'est donné la mort. Fou de rage, j'ai fui la maison. Depuis, mon père et moi avions un accord tacite : ne pas interférer dans la vie de l'autre. Il se contentait de verser des fortunes sur mon compte bancaire, terrifié à l'idée que je manque de quelque chose. Thomas et Léna pensaient que j'étais une pauvre orpheline vivant sur l'héritage de ses parents. C'est pour ça qu'ils ont osé m'utiliser comme monnaie d'échange. Mais même si mon père était un salaud qui avait trahi ma mère, il me vénérait. Il y a des années, un fils de riche m'avait simplement manqué de respect. Mon père l'avait ruiné en vingt-quatre heures. S'il me voyait ici, déshabillée et offerte comme un jouet par ces deux parasites... Pour eux, la mort deviendrait un luxe inatteignable. « Ah, au fait ! » Léna a haussé la voix exprès : « Dès qu'on signe le contrat avec Sterling, on prépare notre mariage. Je veux cette bague en diamant que Livia reluquait sans pouvoir se l'offrir. » Thomas a ri doucement : « Promis. On utilisera l'argent de sa vente pour t'acheter ce diamant. » Je fixais le plafond, le regard plus froid que la glace. Leurs infos étaient bonnes. Mon père allait venir. Aujourd'hui, c'était l'anniversaire de mariage de mes parents. C'est dans cette chambre que ma mère s'est suicidée. Chaque année, il venait ici pour pleurer sa perte. Et chaque année, des profiteurs lui envoyaient des femmes. Cette fois, la surprise, c'était moi. La seconde d'après, la porte s'est ouverte brusquement. Thomas s'est approché et m'a attrapée sauvagement par les cheveux. Mon cuir chevelu me brûlait. « Livia, ne m'en veux pas. C'est de ta faute si tu es faible et bonne à vendre. » « Ce soir, même si tu dois crever dans ce lit, tu as intérêt à rendre Monsieur Sterling heureux ! » Faible ? J'ai regardé son visage suffisant. Un sourire a étiré mes lèvres. « Thomas, tu ferais bien de prier pour garder un peu de dignité quand tu mourras demain. » « Tu l'ouvres encore ! » Léna s'est avancée et m'a flanqué une gifle magistrale. Mes oreilles ont sifflé instantanément. « Change-la ! Monsieur Sterling va arriver d'un instant à l'autre ! » Léna a souri cruellement en arrachant ma veste pour m'enfiler une nuisette en soie transparente et ultra-courte. « Une vraie petite traînée. » Léna m'a tapoté la joue d'un air satisfait. Allongée sur ce lit de luxe, subissant l'humiliation suprême, j'ai lentement serré les poings. Déshabiller une fille pour la jeter dans le lit de son propre père. Du jamais vu. 2 Ensuite, Thomas et Léna m'ont attrapée par les bras pour me traîner hors de la suite comme un chien mort. Au bout du couloir, une dizaine de gardes du corps se tenaient droits, imposants comme des blocs de béton. L'homme à leur tête s'est avancé. J'ai plissé les yeux et je l'ai reconnu. Bastien. Il y a sept ans, ce n'était qu'un garde du corps de bas étage qui n'avait même pas le droit de m'ouvrir la portière. Pendant mon exil, il était visiblement devenu le bras droit de mon père. L'arrogance de Thomas et Léna s'est envolée en un instant. Remplacée par des sourires mielleux et serviles. « Monsieur Bastien, voici la fille. » Bastien les a toisés de haut. Son regard, froid comme une lame de rasoir, s'est posé sur moi. « Vous connaissez les règles de Monsieur Sterling ? » « Les femmes qu'on lui amène doivent être impeccables. » Thomas a hoché la tête frénétiquement, se courbant si bas qu'il touchait presque le sol. « Oui, oui ! Propre, obéissante, tout ce que vous voulez ! » Bastien a ricané, me détaillant des yeux : « Parfait. Monsieur Sterling est de très mauvaise humeur ce soir. Il a besoin de se défouler. » « Si cette fille ne fait pas l'affaire, vous finirez tous les deux enterrés avec elle. » Thomas a frissonné et m'a poussée violemment en avant. « Tu as perdu ta langue ? Réponds à Monsieur Bastien ! » Je me suis redressée, un rire glacial m'échappant de la gorge : « Vous courez vraiment à votre perte. » Fou de rage, Thomas m'a décoché un violent revers de la main au visage. « Salope ! Je t'ai dit de répondre correctement ! Tu joues à quoi là ?! » Sous la violence du coup, mes genoux ont heurté le marbre froid du sol. Ma nuisette s'est déchirée, me laissant presque nue. Thomas a postillonné de rage : « Moins que rien ! Tu penses impressionner Monsieur Bastien ? » Bastien regardait la scène avec indifférence avant de reprendre la parole. « Monsieur Sterling déteste les insolentes. » « La dernière qui a osé lui tenir tête a fini au fond de la Seine avec du béton aux pieds depuis bien longtemps. » Thomas et Léna sont devenus livides. Ils ont arrêté de respirer pendant une seconde. La tête basse, j'ai esquissé un sourire que personne ne pouvait voir. Après la mort de ma mère, mon père avait fait découper la maîtresse qui l'avait provoquée avant de la jeter aux chiens. Depuis, il oscillait entre haine et fascination pour les femmes, les traitant sans aucune pitié. Les méthodes de mon père n'avaient pas changé. À cette pensée, une excitation sauvage a brillé dans mes yeux. Bastien n'a pas manqué ma réaction étrange. Il a plissé les yeux, intrigué. « Tu as du cran. » « D'autres se seraient pissé dessus en entendant parler de la Seine. » Il m'a regardée de haut en bas, plutôt satisfait. « Monsieur Sterling a besoin de quelqu'un de solide ce soir pour passer ses nerfs. » « Ton insolence pourrait bien lui plaire. » « Si tu arrives à calmer le vieux, on en tirera peut-être tous un bon prix. » En entendant ça, les yeux de Thomas ont brillé de cupidité. Pensant que mon attitude rebelle plaisait à Bastien, il a repris courage. Il m'a tirée par les cheveux pour me forcer à lever la tête. La douleur m'a arraché une grimace, mais j'ai mordu mes lèvres pour ne pas crier. « Vous voyez, Monsieur Bastien ! Ce visage, ce corps... Monsieur Sterling sera conquis ! » Thomas a baissé la voix, cherchant à gratter des infos : « Monsieur Bastien, juste par curiosité... pourquoi Monsieur Sterling est-il de si méchante humeur ce soir ? » « Et puis, j'ai entendu dire qu'il cherchait une femme qui ressemblait à son grand amour. Quel genre de femme c'était ? » « Donnez-nous un indice, qu'on puisse lui trouver d'autres profils similaires à l'avenir... » Le regard de Bastien est devenu noir de colère. Il a fixé Thomas comme s'il parlait à un cadavre. « Les affaires privées de Monsieur Sterling... tu crois vraiment qu'un déchet de ton espèce a le droit de poser des questions ? » Le visage de Thomas est devenu vert. « Oui, oui, pardon ! Je mérite d'être pendu pour avoir posé la question ! » Pour masquer sa terreur, il a reporté toute sa rage sur moi. Il m'a donné un violent coup de pied dans le ventre. J'ai senti mes organes se tordre. Je me suis recroquevillée au sol, pliée en deux de douleur. « Traînée ! Entre là-dedans et sers-le bien ! » « Une fois à l'intérieur, rampe s'il le faut, mais fais en sorte que Monsieur Sterling soit content ! » Il m'a poussée rudement vers l'entrée de la suite. Je me suis agrippée au cadre de la porte, serrant les dents contre la douleur, et je me suis relevée lentement. Thomas venait de demander pourquoi Arthur Sterling était de mauvaise humeur ? J'ai ricané en silence. Les drames n'arrivent jamais seuls. Il y a cinq ans, le jour de la mort de ma mère, je lui avais hurlé au visage que je maudissais sa descendance avant de disparaître. Aucune de ses maîtresses n'avait réussi à lui donner un autre enfant. D'un côté, une fille rebelle et unique héritière disparue. De l'autre, sa femme morte. Qui aurait été de bonne humeur ? Et maintenant, pour lui plaire, sa propre fille lui était livrée sur un plateau d'argent. Arthur Sterling, j'ai vraiment hâte de voir ça. Quand cette porte va s'ouvrir, comment vas-tu m'expliquer tout ça ? 3 J'ai poussé la porte en acajou. Au plafond, des lustres en cristal massif. Au sol, des tapis persans d'une valeur inestimable. L'odeur lourde et luxueuse du bois de oud flottait dans l'air, presque étouffante. En voyant cela, Thomas a écarquillé les yeux. « Putain... ce tableau sur le mur vaut des millions, non ? » Léna bavait d'envie. « Le moindre vase ici pourrait payer tout notre immeuble de bureaux ! » Thomas a ri grassement : « Si cette chienne fait du bon boulot ce soir, il nous offrira peut-être une de ces babioles ! » Je suis restée immobile contre la porte, le visage de marbre. Mon regard s'est posé sur le grand portrait à l'huile. Une femme au regard doux. Ma mère. Sur la commode en bois précieux juste à côté, un cadre photo en argent était posé. Voyant que je fixais le tableau, Bastien m'a prévenue froidement : « Arrête de la regarder comme ça. » « Tu n'es qu'un bout de viande qui se vend. Tu as juste eu de la chance d'avoir un visage qui ressemble un peu au sien. » Agacé par mon silence, il m'a attrapée brusquement par le poignet. Ses yeux ont glissé sur ma nuisette déchirée : « Si Monsieur Sterling ne voulait pas une fille intouchable, je t'aurais prise ici même. » J'ai esquissé un sourire moqueur. « C'est comme ça qu'Arthur Sterling gère ses hommes ? On dirait bien que tu as besoin d'une bonne leçon au fond de la Seine, toi aussi. » Fou de rage, Bastien a levé la main pour me frapper. C'est alors que Thomas a poussé un cri de surprise. « Attends... pourquoi la gamine sur cette photo te ressemble autant quand tu étais petite ? » Il a tendu la main pour attraper le cadre photo de famille. « Touche aux affaires de Monsieur Sterling et tu es mort ! » Un cri strident a retenti. Une femme est entrée dans la pièce, juchée sur des escarpins Louboutin de douze centimètres. Vanessa Leroy. Une partenaire d'affaires du groupe Sterling. Elle avait essayé de séduire mon père autrefois, et je l'avais vue se faire jeter comme une malpropre. Mais visiblement, sa persistance avait payé : mon père l'avait gardée près de lui. Quand son regard s'est posé sur mon visage, sa fierté a laissé place à une jalousie féroce. « Ce visage... » Elle m’a pris le menton avec mépris, les yeux injectés de haine : « Une traînée de ton espèce ose faire la fière ? On pourrait croire que tu te prends pour la maîtresse de maison ! » « À genoux, et réponds-moi ! » J'ai rejeté sa main violemment, le regard glacial : « Retire tes sales pattes de là ! Pour qui tu te prends pour me demander de me mettre à genoux ? Avant de me toucher, demande-toi d'abord si Arthur Sterling ne va pas te faire découper pour nourrir ses chiens. » Vanessa a ri nerveusement, le visage déformé par la colère. « Tu cherches la mort ! » Elle a levé la main pour me gifler. J'ai esquivé d'un coup de tête. Son coup a fendu le vide, la faisant trébucher ridiculement. « Tu te prends pour qui ?! » a hurlé Vanessa, hystérique. J'ai souri légèrement : « Et si je te disais que je suis la seule femme qu'Arthur Sterling ne pourra jamais posséder de toute sa vie ? Tu me croirais ? » Après tout, ces dernières années, il m'avait suppliée des dizaines de fois de le voir, et j'avais toujours refusé. C'est une autre façon de ne "jamais posséder", non ? Un silence de mort s'est installé dans la pièce. Vanessa est restée figée, puis une rage folle a brillé dans ses yeux. « On va voir si tu seras encore intouchable quand je t'aurai défigurée ! Qu'on la tienne ! » Thomas s'est jeté sur moi et m'a plaquée au sol, sur le marbre glacial. « Madame Vanessa, calmez-vous ! Cette salope est juste une moins que rien qui ne sait pas tenir sa langue ! » « Elle est coriace. Faites-en ce que vous voulez. Même si vous la mutilez, j'assume ! » Léna a suivi le mouvement, écrasant de tout son poids ma main posée au sol. Une douleur atroce m'a transpercé le corps, partant de mes doigts broyés pour frapper directement mon cœur. Une sueur froide a trempé mon dos. Vanessa a ricané en saisissant un coupe-papier en argent bien aiguisé. Elle s'est accroupie lentement, utilisant la pointe froide de la lame pour relever mon menton. « "Inaccessible" ? C'est juste parce que tu as un visage que tu ne devrais pas avoir. » La lame a glissé sur ma peau, me faisant frémir. Une goutte de sang rouge vif a coulé le long du métal argenté avant de s'écraser au sol. « Ce serait si beau de graver le mot "pute" sur ce joli visage ! » Vanessa a levé le coupe-papier bien haut, prête à frapper. Face au danger de mort, j'ai redressé la tête et j'ai hurlé ce nom de toutes mes forces : « Arthur Sterling, bouge ton cul et viens là ! S'il m'arrive quelque chose, tu iras en enfer avec moi ! » 4 Un silence de mort a suivi mon cri. Puis, Vanessa a éclaté d'un rire moqueur et hystérique : « Quelle traînée ! Elle joue déjà les divas avant même d'avoir vu Monsieur Sterling ! » « Mais le nom de Monsieur Sterling n'est pas fait pour être prononcé par une bouche de pute comme la tienne ! Tu es morte ! » Ses yeux sont devenus encore plus cruels alors qu'elle enfonçait la pointe du couteau dans ma joue. Une douleur fulgurante m'a transpercée comme une décharge électrique. « Tenez-la ! Tenez-la bien ! » Thomas a écrasé mes mains au sol sans hésiter, plaquant mon visage contre le marbre froid. Le bruit de mes os de doigts qui craquaient a résonné. La douleur était telle que ma vue s'est troublée. L'homme que j'avais tant aimé m'envoyait aujourd'hui à l'abattoir, se faisant le complice de mon bourreau. Une ligne brûlante s'est dessinée du coin de mon œil jusqu'à ma tempe. Le sang a brouillé ma vision. Vanessa riait comme une folle : « On va voir quelle gueule tu feras après ça ! » Thomas flattait bassement : « Exactement, Madame Vanessa ! Si ça ne suffit pas, on prendra des photos d'elle à poil. On verra comment elle aguichera les hommes après ça ! » Léna a ricané : « Lui couper le visage, c'est trop doux. » « Pourquoi ne pas la jeter toute nue dans la fontaine de l'entrée ? Qu'elle comprenne ce que ça coûte d'offenser Madame Vanessa ! » J'écoutais leurs rires cyniques, le goût du sang dans la bouche. Chaque blessure qu'ils m'infligeaient aujourd'hui scellait leur arrêt de mort. Les méthodes de mon père allaient leur faire regretter d'être nés. Thomas a tendu la main vers le col de ma nuisette. Je me suis débattue sauvagement, rassemblant mes dernières forces. Mais le genou de Thomas s'est enfoncé plus profondément dans ma colonne vertébrale. Mes os ont émis un craquement sinistre. « Arrête de bouger. Tu n'es qu'un morceau de viande prête à être découpée. » L'humiliation était totale. Le sourire de Vanessa s'est élargi. Elle a attrapé le tissu restant de ma nuisette et a tiré d'un coup sec. De l'autre main, elle a sorti son téléphone pour lancer un live sur Instagram. « Te jeter dehors ne suffit pas. Je vais lancer un live pour que tout Paris voie à quel point tu es une fille facile ! » C'est à ce moment précis ! Un fracas assourdissant a retenti. La porte en acajou à plusieurs millions a été fracturée de l'extérieur. Une silhouette imposante, entourée d'une aura de fureur noire, a fait son entrée. « Qui vous a permis de faire ce bordel ici ! » La folie sur le visage de Vanessa s'est instantanément transformée en joie servile. Téléphone en main, elle a dit d'une voix mielleuse : « Monsieur Sterling ! Vous tombez bien ! Je corrigeais juste un nouveau jouet un peu trop insolent pour vous ! » Thomas a levé les yeux, frétillant de la queue comme un chien : « Monsieur Sterling ! Nous vous avons trouvé une fille qui ressemble exactement à votre amour perdu ! Elle est totalement pure ! » « Nous espérons juste que vous apprécierez notre geste et que vous penserez à nous pour le projet de la banlieue ouest ! » Mon père s'est arrêté net. Son regard a traversé la foule pour se poser sur moi, allongée dans une mare de sang. Il a vu mon visage couvert de sang et de larmes. Son autorité naturelle s'est effondrée en une seconde.